Soumis par paris.laurie le mer 28/01/2026 - 09:34

C’est dans l’écrin du Musée des Beaux-Arts d’Arras que Brigitte Payen trouve quelques-unes de ses sources d’inspiration dans la création de ses oeuvres. Grâce aux cours qu’elle a pu suivre avec l’artiste Eric Gallet ou encore les cours qu’elle suit encore, notamment, auprès de la plasticienne du musée, Brigitte Payen ne se limite pas à une simple admiration des œuvres : elle reproduit ou s’inspire des réalisations de grands maîtres comme Constant Dutilleux ou encore Jean-Baptiste Camille Corot. Leur influence, subtile mais persistante imprègne la pratique artistique de l’artiste.  De leurs réalisations se dégagent un certain silence, une certaine quiétude, une absence de bruit et un art de la suggestion. Dans leurs peintures, le temps semble suspendu ; une invitation à ressentir plus qu’à observer et à comprendre. Au-delà de ces peintres, Brigitte Payen se laisse porter par les œuvres du musée qu’elles soient en 2D ou 3D.

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Toile de Brigitte Payen s’inspirant de la côte bretonne qu’elle affectionne particulièrement.

Avant la fermeture du Musée, l’artiste se rendait régulièrement dans les salles de ce dernier. Papier et crayon à la main, elle observait, esquissait, notait des impressions fugaces. Brigitte Payen passait ensuite à une création sur toile : aquarelle, acrylique, peinture à l’huile ; elle pratique en effet différentes techniques picturales.

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Peinture du buste d’Emile Breton.
Le buste présenté au musée a été réalisé en plâtre et peint avec de l’ocre rouge.  Brigitte Payen a effectué des recherches pour s’assurer de la bonne couleur des yeux du peintre afin d’être au plus proche de la réalité dans sa peinture.

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Œuvre où l’artiste mélange la gouache et l’aquarelle dans sa création.

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Inspiration de l’œuvre Près d'Arras, les bûcheronnes de Jean-Baptiste Camille Corot
L’œuvre originale correspond à la fin de carrière de Corot.

(https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/pres-darras-les-bucheronnes-142186 )

Le visiteur y découvre un paysage recomposé, idéal ; une certaine rêverie poétique s’en dégagerait. L’attachement de Corot au terroir se ressent d’ailleurs sur la toile. Brigitte Payen a pris le tableau en photo et l’a retravaillée sur ordinateur – notamment au niveau de la lumière. Elle y a alors aperçu un cheval qui semblait caché au premier coup d’œil.

Corot est connu pour être maître dans l’art de suggérer l’émotion à travers des paysages brumeux.  Le peintre oscille entre observation fidèle de la nature et une vision presque onirique. Il est souvent vu comme un précurseur de l’impressionnisme ; d’ailleurs, Brigitte Payen le dit elle-même, les toiles qui ont pu l’inspirer s’approchent de l’impressionnisme.

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Création où Brigitte Payen vient juxtaposer des sources d’inspiration issues du Musée comme la Dame aux raisins par exemple

Brigitte Payen a en outre travaillé autour de la sculpture d’Apollon au Belvédère, la Tête de lion et l’oiseau de Paradis présents au sein des collections de l’institution.

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Inspiration d’une tête de lion et de l’oiseau de Paradis -  argile non cuite

 

A travers son travail, Brigitte Payen illustre comment un lieu patrimonial peut nourrir une démarche artistique actuelle. L’art devient alors un fil continu tissé entre les siècles. Au-delà, des inspirations arrageoises, l’artiste exprime sa créativité à travers ses œuvres qui touchent autant à la nature morte, aux paysages qu’aux portraits. Elle explore toutes les techniques et médiums artistiques qui existent et qu’elle peut pratiquer en autonomie.

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