Pour Aither Toussaint, le littoral est d’abord une frontière. Une frontière mouvante. Aussi, quand elle photographie un bateau, celui-ci peut rappeler une actualité tragique, mais quotidienne : la migration. Elle associe son art à un discours politique et historique. Alors, au travers de ces photos, on perçoit l’horizon au travers des vagues. Entre ciel et mer, entre beauté et fragilité.

Crédit photo : Aither Toussaint
Elle capture également un littoral attractif, avec le développement d’une activité touristique (Berck, le Touquet-Paris-Plage). On y « croise » tour à tour Charles de Gaulle, Winston Churchill, Napoléon… et avec eux, un sentiment de paix, de liberté.

Crédit photo : Aither Toussaint
Tirons ce fil. Aither photographie le Dragon de Calais, figure incontournable du tourisme balnéaire. Mais elle photographie aussi le commerce de poisson, la faune et la flore ou encore l’industrie. Ce qui est d’ailleurs assez flagrant, c’est l’opposition entre cette urbanisation, prévue, organisée, et la nature, imprévisible. Peut-être est-ce aussi ce qui attire de plus en plus de touristes.


Crédit photo : Aither Toussaint
Mais l’humain agit aussi sur la nature en bien. La photographe montre un paysage, naturel ou aménagé, la biodiversité (les oiseaux, les poissons…). Elle documente une mer toujours en mouvement et jamais la même. Elle évolue en fonction des marées, du vent, des saisons, du jour, de la nuit, de la lune, du soleil. Elle ressent, et transmet, un sentiment total de légèreté, de paix.

Crédit photo : Aither Toussaint
Avec, en fond, le bruit des vagues sur le sable. Et à la fin, il reste le calme, la nature et la paix.
Article co-écrit avec l’artiste afin qu’elle puisse s’exprimer librement dans sa démarche.